PLEINE CONSCIENCE DE L’INSTANT PRÉSENT ET LÂCHER PRISE – MINDFULNESS OF THE PRESENT MOMENT AND LETTING GO

Version 🇬🇧

Lâcher prise et pleine conscience, on l’entend un peu partout mais en a-t-on réellement compris le sens ?

Le lâcher prise, qu’est-ce que c’est ?
 
Sogyal Rinpoché l’illustre simplement dans cette mise en situation que j’aime particulièrement utiliser pour me rappeler ce qu’est le lâcher prise : À l’aide d’une seule main, prenez une pièce de monnaie et observez la manière dont vous la tenez, pour ne pas la faire tomber. Le dos de la main est face au ciel et la main est fermée, n’est-ce pas ? Maintenant retournez votre main d’un demi tour, et ouvrez la, paume vers le ciel. La pièce a-t-elle disparu ? 
Et pourtant en ouvrant la main nous en venons à lâcher prise, nous gagnons en légèreté et en liberté, nous gagnons en état spacieux. Mais alors pourquoi cette position main ouverte ne nous vient pas naturellement ? Souvent, on pense que l’on ne peut pas lâcher parce que c’est à nous et qu’on ne veut pas perdre ce qui nous appartient. Mais qui perd ? Qu’y a-t-il à perdre réellement ? Et peut-être est-ce en s’en détachant que l’on souffrira moins. Alors, il faut avoir assez de courage pour pouvoir laisser aller ce à quoi nous sommes attachés. Bien évidemment toutes les possessions ne constituent pas des obstacles au bonheur ! Seule la possession que vous ne savez pas lâcher, parce qu’elle fait de vous son esclave. PRENDRE SOIN DE SOI PASSE PAR UN LÂCHER PRISE.
 
Comment faut-il faire pour « bien » lâcher prise?

Thich Nath Hanh nous répondrait : Regardez en pleine conscience toutes ces choses auxquelles vous êtes attachés mais aussi ces connaissances que vous croyez très importantes. Ensuite entraînez-vous à les laisser s’éloigner. Cela vaut avec tous les attachements. Dans le couple, dans la relation parent-enfant, l’amour véritable consiste à cultiver la liberté des uns et des autres.
La Pleine Conscience nous permet de vivre pleinement chaque instant de la vie, que ce soit en mangeant, en buvant, en marchant, en s’asseyant, en cuisinant ou en faisant la vaisselle. Mais sommes-nous capables de profiter pleinement de cet instant ? Lui accordons-nous l’émerveillement qu’il mérite ?

Au début je me disais mais qu’est-ce qu’ils ont avec leur pleine conscience de l’instant présent, comme si on ne savait pas manger, pas boire, pas marcher, pas s’asseoir !
Alors j’ai fait le test en mangeant ; et là je me suis résignée ! Manger en pleine conscience c’est être dans l’action de manger et manger seulement.
Peut être sommes-nous trop occupés, trop pressés et avons besoin de faire 2 choses voire 3 à la fois. Manger en discutant, en écoutant la musique, en regardant la télévision, en regardant son téléphone. Ou bien peut-être encore que nous devons nous occuper en même temps, nous devons nous distraire pour éviter de penser et fuir ce flot de vacarme incessant ? Manger en pleine conscience c’est prendre le temps de profiter de chacun de nos gestes, de la fourchette qui rentre dans l’aliment puis du couteau qui le coupe ; de la fourchette qui monte à la bouche, de l’odeur qu’il en émane, puis de la mise en bouche ; de la mastication et de la mastication seulement, sans aller déjà chercher la bouchée qui suit car la bouchée qui suit, comme on le dit, elle suit, et que nous en sommes seulement à la mastication.

Cet exercice a été extrêmement difficile car toutes ces mauvaises habitudes que j’ai prises depuis que j’ai appris à manger, ont remis en cause beaucoup de chose. Et pourtant si je regarde un bébé, un petit enfant manger, c’est bien en pleine conscience qu’il mange, avec contentement, il découvre, il goûte, et ses gestes sont imprécis alors c’est avec attention et vigilance qu’il effectuera les mouvements.
Nous ne sommes plus des enfants vous me direz… mais c’est exactement la perte de notre âme d’enfant qui nous a éloigné de notre authenticité de notre véritable nature, nous ne savons plus accueillir, découvrir, être étonné de chose simple. Et dans le bonheur tout n’est il pas un éternel commencement ?

Nous avons fait de tous les gestes du quotidien une habitude, un mécanisme inconscient qui nous déconnecte de la vie et nous transforme en zombie hors du temps, absent de l’instant présent. Il est vrai aussi que nous avons peut-être été habitués à manger vite, des parents pressés, des devoirs à faire, le bain, la cantine, des pauses réglementées, le travail, les rendez-vous. « Etre habitué à », serait-il ce que nous sommes réellement ? Manger, boire, marcher, s’asseoir, sont devenus une habitude, quelque chose de machinal, d’inconscient, qui parfois nous échappe, et nous n’y faisons plus attention ! Et l’attention, ne représente-t-elle pas un quart de ce qu’est la méditation ? Mais alors, comment maintenir cette attention active ?

En intégrant dans notre quotidien, dans tous les actes de notre vie, la vigilance (qui représente aussi un quart de l’acte de méditer). Cette vigilance, maintiendra l’attention dans l’instant présent, nous diminuerons ainsi nos projections mentales et nos distractions qui contribuent à l’émergence de nos peurs et de nos espoirs.
C’est en nous installant dans l’instant présent, en observant juste tout ce qui s’élève, sans saisir les pensées, que la libération de l’esprit apparaît. Nous entrons alors dans cette grande paix naturelle, cet état spacieux qui représente 50% de la méditation, de notre calme intérieur. Par cet enseignement de la pleine conscience de l’instant présent, où méditation et action sont indivisibles, nous sommes invités à redécouvrir la véritable beauté de la vie au fil de notre quotidien, à en apprécier chaque minute, chaque seconde.

 
Le miracle de la Pleine Conscience nous apprend à retrouver l’émerveillement de l’enfant devant le monde et à nous reposer dans le calme et la paix de notre nature profonde.
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MEDITATION

ÉVEIL A LA PLEINE CONSCIENCE (audio)

 

 
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OPEN 🇬🇧

Letting go and mindfulness, we hear it here and there but have you really understood the meaning ?

Letting go, what is it ?

Sogyal Rinpoche illustrates it simply in this scenario that I particularly like to use to remind myself of what is letting go : With one hand, take a coin and watch how you hold it, so as not to drop it. The back of the hand is facing the sky and the hand is closed, is not it ? Now turn your hand around half a circle, and open the palm towards the sky. The coin was missing ? 
And yet, by opening our hand we come to letting go, we gain in lightness and freedom, we gain in spaciousness. But then why does not this open hand position come naturally to us ? Often, we think we can not let go because it’s up to us and we do not want to lose what belongs to us. But who loses ? What is there to really lose ? And perhaps it is by detaching itself that we will suffer less. So you have to have enough courage to let go of what we are attached to. Of course all possessions do not constitute obstacles to happiness ! Only the possession you can not let go because it makes you his slave. TAKE CARE OF YOURSELF THROUGH A LETTING GO.

How to do it for « rightly » letting go ?

Thich Nath Hanh would answer us : Look mindfully at all those things you are attached to, but also the knowledge you think is very important. Then practice letting them go away. This is true with all attachments. In the couple, in the parent-child relationship, true love is about cultivating the freedom of one another.
Mindfulness allows us to fully experience every moment of life, whether eating, drinking, walking, sitting, cooking, or washing dishes. But are we able to take full advantage of this moment ? Do we give him the wonder he deserves ?

At first I said to myself but what they have with their mindfuless of the present moment, as if we did not know how to eat, not drink, not walk, not sit !
So I did the test while eating ; and there I resigned myself ! To eat in complete consciousness is to be in the act of eating and eating only. Maybe we are too busy, too much of a hurry and need to do 2 things or 3 at once. Eating by talking, listening to music, watching TV, looking at his phone. Or maybe we have to be busy at the same time, we have to distract ourselves to avoid thinking and running away from this never-ending stream of din ? Eat in mindfullness is taking the time to enjoy each of our actions, the fork that enters the food and the knife that cuts it ; the fork that rises to the mouth, the smell that emanates from it, then the mouthing ; chewing and chewing only, without ever going to find the bite that follows because the bite that follows, as it is said, it follows, and we are only chewing.

This exercise was extremely difficult because all these bad habits that I have taken since I learned to eat, have questioned a lot of things. And yet, if I look at a baby, a small child to eat, it is well in mindfulness that he eats, with satisfaction, he discovers, he tastes, and his gestures are imprecise so it is with attention and vigilance that he will perform the movements.
We are no longer children you will tell me… but it is exactly the loss of our inner child that has removed us from our authenticity of our true nature, we do not know how to welcome, discover, be surprised by simple things. And in the happiness is not everything an eternal beginning ?

We have made everyday gestures a routine, an unconscious mechanism that disconnects us from life and turns us into a zombie out of time, absent from the present moment. It is also true that we may have been used to eating fast, parents in a hurry, homework to do, the bath, the canteen, regulated breaks, work, appointments. « Being used to », would it be who we really are ? Eating, drinking, walking, sitting, have become a habit, something mechanical, unconscious, which sometimes escapes us, and we do not pay attention ! And does not attention represent a quarter of what meditation is ? But then, how to maintain this active attention ?

By integrating in our everyday life, in all the acts of our life, the vigilance (which also represents a quarter of the act of meditating). This vigilance, will maintain the attention in the present moment, we will thus reduce our mental projections and our distractions which contribute to the emergence of our fears and our hopes.
It is by settling in the present moment, observing just everything that rises, without grasping the thoughts, that the liberation of the mind appears. We enter then into this natural great peace, this spaciousness which represents 50% of the meditation, of our inner calm. Through this teaching of mindfulness of the present moment, where meditation and action are indivisible, we are invited to rediscover the true beauty of life in our daily lives, to appreciate every minute, every second.

 

The miracle of Mindfulness learns us to find the wonder of the child before the world and learn us to rest in the calm and the peace of our deep nature.

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MEDITATION

 

 

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